La deuxième édition du Prix Jean-Marie Adiaffi de la littérature ivoirienne s’est tenue le vendredi 17 avril 2026 à Abidjan Cocody. À l’occasion, l’écrivain Tiburce Koffi a été couronné grand lauréat pour son roman Dja’nvouê. Il est reparti avec une récompense dont le montant a été doublé pour cette édition.
« Je suis surpris que mon livre ait été proposé au concours. J’ai déjà reçu plusieurs distinctions.
Je souhaiterais désormais que l’on mette davantage l’accent sur la promotion des jeunes écrivains », plaide Tiburce Koffi.
Un message qui sonne comme un appel à l’accompagnement de la relève littéraire.
Au-delà du grand prix, les distinctions intermédiaires ont mis en lumière la richesse de la jeune création.
Dans le cadre du Concours Madeleine Tchicaya (10e édition), catégorie poésie, Brou Yao Samuel, élève en Terminale A au Lycée municipal d’Affery, a remporté le premier prix, devant Loukou Moygné Yvan, élève en Terminale D au Groupe scolaire Louis Lagrange de Yopougon.
En nouvelle, Sanogo Aminata, élève en classe de Seconde C au Groupe Écoles Alfred Nobel de Marcory, a décroché le premier prix.
Elle devance Mabigué Lelenda Ouriela (Enko Riviera), deuxième, et Aka Ané Jaelle Emmanuella (également d’Enko Riviera), troisième.
Dans la catégorie théâtre, Sanogo Aminata confirme son potentiel en s’imposant également à la première place.
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Intervenant au nom des organisateurs, Serges Grah, président de l’association « Les Amis du Livre », a rappelé la portée universelle de la littérature.
« Elle donne accès à d’autres vies, à d’autres cultures et à d’autres époques. Elle demeure un miroir de la société et un levier d’ouverture d’esprit », fait-il savoir.
Il a inscrit cette dynamique dans l’héritage d’illustres figures telles que Bernard Dadié.
Représentant la ministre de la Culture et de la Francophonie, le Dr Serge Agnessan a, pour sa part, réaffirmé l’engagement des autorités en faveur du secteur.
« La littérature constitue un socle fondamental de notre identité et un puissant instrument de cohésion sociale », dit-il.
Pour sa part, Dr Ibitowa, patron de la cérémonie, a insisté sur le rôle du livre dans la formation de l’esprit critique.
« Sans questionnement, il n’y a ni progrès ni initiative. Le livre doit être un choix pour notre société », indique-t-il.
Les organisateurs ont enfin annoncé une innovation majeure pour les prochaines éditions.
Il s’agit de l’instauration d’un prix dédié à la littérature de jeunesse, doté d’une enveloppe de 500 000 FCFA, signe d’un intérêt accru pour ce segment stratégique.
Richard Yasseu
















